Samedi 4 juillet 2009
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12:17
Je me rappelle en regardant les infos de ce matin, de cette pièce de théâtre, que j'avais vu quand j'étais petit, et lu aussi dans le livre de poche.
Bien sûr, Marcel Aymé n'a jamais été bien vu, surtout quand il a défendu Brasillach, et Céline, mais on a pas pu le traiter de collabo, à la sortie de la guerre. Cet écrivain avait de la société
française, une vision très pessimiste, Revoir "la Jument Verte" avec Bourvil est un plaisir rare.
Voilà pourquoi, je me rappelle de "la tête des autres" ce matin et je vous en livre l'argument :
"Épuisé par un long réquisitoire, le procureur Maillard est fort content de lui même lorsqu'il retrouve sa femme et ses amis . Il a eu la satisfaction d'obtenir la condamnation à mort d'un jeune
musicien de Jazz. L'assemblée le félicite copieusement et on le porte en triomphe comme un toréador qui aurait obtenu deux oreilles et la queue. Mais voici que le condamné réussit à s'échapper et
qu'il vient retrouver le procureur avec la preuve de son innocence en main. Une preuve particulièrement compromettante pour le procureur qui a une maîtresse et qui fait tout pour étouffer
l'affaire."
Cette pièce a sûrement été le premier réquisitoire contre la peine de mort,
Bon, alors ce matin, tombe la condamnation justifiée de Cheb Mamy à 5 ans de prison, mais aussi l'acquittement du sénateur de l'Isère, accusé de viol sur mineure. Il vaut mieux être sénateur, que
chanteur algérien, même si dans un cas il y a aveu de faits sordides, et dans l'autre, parole contre parole, bien que je ne vois pas pour quelle raison cette jeune fille aurait porté plainte sans
motif.
Voilà pourquoi "La tête des autres", mais aussi la fable de "La Fontaine", "les animaux malades de la peste" où la fin est la suivante :
"Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. "
Et j'aimerais bien savoir pourquoi le procureur Courroye, qui s'occupe des puissants, est surtout aux ordres du Rat Courci.
L'indépendance de la justice, parlez m'en !!!
Les juges d'instruction, eux sont des garants d'égalité devant la justice, même s'il y a parfois des dérapages.